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Défrichement et retour à une vocation
agricole des anciennes plantations des sapins de Noël
J'ai attiré l'attention de M. le
ministre de l'agriculture,de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole
du Gouvernement sur les difficultés que rencontrent les agriculteurs du
Morvan pour le défrichement et le retour à une vocation agricole des
anciennes plantations de sapins de Noël.
Si les sapins n'ont pas été coupés
dans un délai de 10 ans, les parcelles concernées ne ressortissent plus du
statut agricole mais du statut forestier.
Une simple déclaration auprès de
l'administration suffisait pour dessoucher et revenir à une activité agricole
jusqu'à l'entrée en vigueur de la loi n° 2014-1170 du 13 octobre 2014
d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt, laquelle impose
désormais de reboiser ou de verser une indemnité compensatrice conséquente au
fonds stratégique de la forêt et du bois, sans pour autant pouvoir envisager
le retour de ces parcelles vers une activité agricole.
La culture du sapin de
Noël est une activité qui s'est développée dans le Morvan dans les 70
dernières années et constituait une activité annexe de nombre de petites
exploitations d'élevage avant d'évoluer vers une culture de pépinière
beaucoup plus structurée.
Les anciennes plantations non entretenues se sont
transformées en friches avec quelques arbres de peu de valeur et
l'impossibilité de leur rendre une vocation agricole prive les exploitations
de terres agricoles utiles.
Elle lui demande d'envisager une modification du
statut de ces anciennes cultures de sapin de Noël pour les sortir du régime
forestier et assurer leur retour à un statut agricole, conforme à leur
utilisation originelle.
Réponse de M. le ministre de l'agriculture,
La loi n° 2014-1170 d'avenir pour l'agriculture,
l'alimentation et la forêt du 13 octobre 2014 impose que toute
autorisation de défrichement soit assortie d'une ou plusieurs des conditions
mentionnées à l'article L. 341-6 du code forestier, visant à compenser le
défrichement.
Toutefois cette même loi n'a pas modifié les dispositions
spécifiques aux plantations de sapins de Noël en matière de défrichement.
Aussi, conformément au décret n° 2003-285 du 24 mars 2003, les
plantations de sapin de Noël de moins de 10 ans ne sont pas considérées comme
des bois mais comme des cultures.
Leur destruction n'est donc pas soumise à
autorisation de défrichement.
Pour ce qui est des plantations de sapins de
Noël de plus de 10 ans, elles relèvent du statut forestier et sont soumises
au droit commun en matière de défrichement.
En application du 4° de l'article
L. 342-1 du code forestier qui a été modifié par la loi d'avenir, elles sont
exemptées de demande d'autorisation de défrichement, comme tout autre bois,
jusqu'à 30 ans.
Enfin, les plantations de plus de 30 ans, sont effectivement
soumises à autorisation de défrichement et à compensation.
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jeudi 9 juillet 2015
Réponse à ma question concernant le Défrichement et retour à une vocation agricole des anciennes plantations des sapins de Noël
lundi 15 juillet 2013
POLITIQUE FORESTIERE FRANCAISE
Communiqué de presse
Anne Emery –Dumas, Sénatrice de la Nièvre a interrogé
Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture sur la politique forestière
française et défend le Morvan.
Anne Emery-Dumas,
Sénatrice de la Nièvre,
a interrogé Stéphane Le
Foll, Ministre de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la Forêt sur la
nécessité de recréer les outils destinés à mettre en œuvre une politique
forestière moderne et ambitieuse.
La Nièvre dispose d’une ressource forestière
abondante sur plus de 225 000 hectares, ressource qu’il faut à la fois protéger
et exploiter. Elue d’un département pour lequel la Forêt est un bien précieux et la
transformation du bois un axe majeur de développement économique, Anne Emery-Dumas a souhaité interpeler le
ministre sur ces projets en matière de politique forestière alors même que le
gouvernement élabore un projet de loi
sur la Foret pour l’Automne.
La
sénatrice et le ministre ont insisté sur les nombreux défis auxquels la forêt
française doit faire face, défis liés aux demandes économiques, écologiques et
sociales de la société, de plus en plus appuyées, notamment du fait de la prise
de conscience de la place de la forêt et du bois dans la lutte contre l'effet
de serre : multifonctionnalité et gestion durable des forêts, intégration des
forêts et du bois dans l’économie carbone, préservation de la biodiversité,
emploi et aménagement du territoire sont autant de fonctions à développer.
Atteindre
ces objectifs suppose en premier lieu d'assurer
la pérennité de la forêt française par le renouvellement et l'amélioration des
peuplements, en prenant en compte les conséquences du changement climatique
La constitution d'un outil financier
capable de porter cette politique d'adaptation de la forêt française est donc
un préalable et le ministre s’est prononcé pour la constitution d'un plan national de la forêt et du bois et la
création d'un Fonds stratégique forêt-bois. Annonce a donc été faite que cet enjeu est bien
identifié et fait l'objet de travaux pour sa mise en œuvre à travers le projet
de Loi d'Avenir pour l'Agriculture, l'Agroalimentaire et la Forêt actuellement
en préparation.
Anne
Emery-Dumas sera particulièrement vigilante sur le contenu de ce texte lorsque
celui-ci sera présenté en Conseil des Ministres, puis au Sénat.
Contact presse : Julie Lamandé : 01.42.34.34.23
/ Isabelle Maligne-Perruchot : 03.86.78.04.53/ Delphine Fleury :
03.86.70.13.44
