Article paru dans le Journal du Centre du 5 mai 2015.
La victoire
de François Mitterrand, le 10 mai 1981, a marqué les esprits. Mais, quels
souvenirs restent des derniers jours de campagne avant son élection ?
Témoignages à écouter...
Sur le site du journal :
et sur :
https://soundcloud.com/le-jdc-nevers/anne-emery-dumas-wav
A gauche
comme à droite, le 10 mai 1981 est inoubliable. Mais juste avant quelle était
la température ? Bouillonnement à gauche ? Vent d’espérance ? Quelle
ambiance lors des derniers jours de la campagne ?
Dans la
dernière ligne droite avant le 10 mai, « on sentait un climat
favorable », se rappelle René-Pierre Signé, alors conseiller municipal
à Château-Chinon et conseiller général aux côtés de Mitterrand. Oui,
martèle-t’il, la gauche faisait rêver, « car la France en avait marre du
pouvoir monarchique de Giscard ». La gauche faisait-elle rêver ?
Pour Eugène Teisseire, alors maire d'Alluy,
premier secrétaire PS de la fédération de la Nièvre et délégué général aux
fédérations au siège du parti pour les présidentielles, il y avait un
« immense espoir, tout le monde y croyait dans la Nièvre. L’atmosphère
politique totalement différente d’aujourd’hui. On était dans la franchise et
dans la tentative de vérité. Pas dans la tromperie ! »
Bercée dans le socialisme depuis son enfance, encartée
à l'époque depuis déjà 5 ans et secrétaire à la fédération de la Jeunesse
Socialiste de la Nièvre, Anne Emery-Dumas l’affirme :
la gauche faisait bien rêver. « Cette élection, on l’avait préparée avec
des colloques, réflexions, conventions autour des 110 propositions de François
Mitterrand. Dans le peuple de gauche, il y avait une vraie perspective de
changement sociétal, de libéralisation de la société... »