jeudi 11 décembre 2014

RECONNAISSANCE DE L'ETAT DE PALESTINE


 
 
Au cours de sa séance du jeudi 11 décembre 2014, le Sénat a examiné la proposition de résolution de M. Gilbert ROGER ,sénateur  de Seine - Saint -Denis (groupe socialiste) ,Mmes Éliane Assassi sénatrice de Seine -Saint -Denis ( groupe communiste républicain et citoyen) et Esther Benbassa sénatrice  de Seine -Saint -Denis ( groupe Ecologiste) ; MM. Didier GUILLAUME sénateur  de la Drôme ( groupe socialiste)  et Jean-Vincent PLACÉ sénateur  de l'Essonne  (groupe Ecologiste) et plusieurs de leurs collègues sur la reconnaissance de l’' État de Palestine.
 
J'ai voté POUR ce texte.
 Les auteurs de ce texte estiment que, "fort de son engagement en faveur du droit international et de l'amitié profonde qui [la] lie aux peuples israélien et palestinien, [la France] doit reprendre l'initiative et entraîner [ses] partenaires du Quartet - dont l'Union européenne - dans une nouvelle dynamique". Ils souhaitent que le Sénat, "affirme l'urgente nécessité d'aboutir à un règlement définitif du conflit permettant l'établissement d'un État démocratique et souverain de Palestine en paix et en sécurité aux côtés d'Israël, sur la base des lignes de 1967 avec Jérusalem pour capitale de ces deux États"
Cette proposition de résolution, présentée en application de l'article 34-1 de la Constitution(1), “invite le Gouvernement français à reconnaître l’' État de Palestine, et à en faire un instrument des négociations pour un règlement définitif du conflit et l'établissement d'une paix durable”.
 
Le Sénat a procédé à un vote par scrutin public sur cette proposition de résolution et a adopté ce texte par 153 voix pour et 146 voix contre (consulter le scrutin public).

 




 

vendredi 5 décembre 2014

LE SENAT VOTE LE COUP DE POUCE DE 200 MILLIONS D'EUROS POUR L'INVESTISSEMENT COMMUNAL


Le Sénat a voté la majoration d'un tiers en 2015 de la dotation d'équipement des territoires ruraux. L'amendement traduit un engagement pris par le Premier ministre lors du Congrès des maires. Les sénateurs ont aussi pris parti pour une dotation de base du même montant quelle que soit la taille de la commune.
Les sénateurs ont adopté le 2 décembre un amendement du gouvernement augmentant d'un tiers (soit 200 millions d'euros) le montant de la dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR) en 2015. Ils examinaient en séance les articles de la mission "relations avec les collectivités territoriales" du projet de loi de finances pour 2015.

L'amendement concrétise ainsi une annonce que le Premier ministre a faite la semaine dernière lors du Congrès des maires de France (voir notre article du 27 novembre 2014). Le gouvernement entend par ce moyen encourager l'investissement local, notamment dans les zones rurales. La DETR bénéficie en effet aux communes de moins de 20.000 habitants et aux intercommunalités de moins de 50.000 habitants (ou plus si aucune des communes membres ne dépasse 15.000 habitants) qui se situent en dessous d'un certain seuil de richesse. Elle permet de financer en priorité des projets d'investissement ciblés, comme des maisons de service public, des maisons de santé ou des casernements de gendarmerie.

jeudi 27 novembre 2014

RECEPTION AU SENAT DES ELUS DE LA NIEVRE



Mercredi 26 novembre , à l'occasion du congrès des maires de France , j'ai reçu , avec mes collègues parlementaires de la Nièvre , les élus  nivernais venus à Paris.




 

mercredi 19 novembre 2014

Présentation du projet de loi sur la PROTECTION DE L'ENFANCE





Répondant à mon invitation , ma collègue sénatrice de Loire -Atlantique , Michelle Meunier  était présente à Nevers lundi dernier, pour présenter le projet de loi sur la protection de l'enfance.
 
 Cette rencontre organisée, dans le cadre de la semaine des droits de l'enfant , avec EFA 58 et l'association Femmes d'Ici & d'Ailleurs ,  a permis de réunir 80 personnes à l'espace Stéphane Hessel à Nevers.
Parmi elles , des professionnels de la protection de l'enfance , des familles d'accueil et des familles souhaitant adopter .
 
Georges Eymery, conseiller général  a présenté le travail initié par la conseil Général de la Nièvre dans ce domaine.
 
Michelle Meunier a présenté les articles du projet de Loi , amendant la loi de 2007 qui réforme la protection de l'enfance .
 
Les principales dispositions portent sur la gouvernance et le pilotage afin de sécuriser le parcours en plaçant l'enfant au cœur du dispositif. Adapter le statut de l'enfant sur le long terme en favorisant notamment l'adoption simple apparaissent comme indispensables et figurent dans les propositions de cette Loi.
 
La richesse des échanges et des témoignages qui  se sont succédés ont  souligné l'importance et la nécessité  de ces propositions .
 
Ce projet de Loi sera débattu en décembre au Sénat , je ne manquerai pas de vous tenir informés de l'issue  débats qui se dérouleront à cette occasion.
 
 

jeudi 13 novembre 2014

INVITATION à la rencontre -débat le lundi 17 novembre


 
 
 
INVITATION

 


 Dans le cadre de la semaine des droits de l’enfant

Avec les associations Enfance et Familles d’Adoption de la Nièvre

et Femmes d'Ici et d'Ailleurs, en partenariat avec la ville de Nevers , j'ai souhaité organiser une rencontre-débat intitulée :

« Protection de l'enfance : Comment améliorer le dispositif dans l'intérêt de l'enfant »
 
 
Je serais heureuse de vous retrouver le

LUNDI 17 Novembre à 18h30 à l'Espace Stéphane Hessel à Nevers
 
1 rue Henri Fraisot - Quartier Ouest de la Ville
 
 
 
EsLa loi du 5 mars 2007 a précisé les responsabilités, l’organisation et les pratiques en matière de protection de l’enfance.

Cependant cette loi connait des inerties et des disparités dans son déploiement. Le système français reste très marqué par une idéologie familialiste qui donne le primat au  maintien des liens biologiques à tout prix.

Michelle Meunier a déposé une proposition de loi visant à améliorer la gouvernance du dispositif et à le recentrer sur l'intérêt supérieur de l'enfant.ace Stéphane Hesseru

Avec la participation de Madame Michelle Meunier ,Sénatrice de Loire-Atlantique,

co-auteure du rapport sur la protection de l’enfance et d'un proposition de loi sur le sujet.

  la rencontre :
PROGRAMME :

18h00 è Accueil

18h30 è Ouverture - Mme Emery-Dumas, Sénatrice

18h40 è Présentation du rapport et du projet de loi sur la protection de l’enfance – Mme Meunier, Sénatrice

19h15 è La protection de l'enfance dans la Nièvre Mr  Georges Eymery, Conseiller général

19h30 è Regards des professionnels et des associations sur les enfants en délaissement parental - Témoignages

19h45 è Echanges et débat avec la salle

20h30 è Verre de l’amitié
Nevers (quartier ouest)
èInscription possible :

 Si vous le souhaitez , vous pouvez vous inscrire par mail .

èEnfance & Familles d’Adoption de la Nièvre

Mail : contact@efa58.org

Site : www.efa58.org

Tél : 07 87 28 25 98

èFemmes d’Ici et d’Ailleurs
 

 

mercredi 22 octobre 2014

Directive "Nitrates" et extension des zones vulnérables



 
 
J'ai souhaité attirer l'attention du Ministre de l'Agriculture sur les conséquences de la directive "Nitrates" et la création de zones vulnérables dans un département comme le nôtre.
 
A l'occasion de la séance  des questions orales au gouvernement du mardi 21 octobre , voici la question  que je lui ai posée et la réponse que m'a faite le ministre:
 
 
Mme Anne Emery-Dumas:  Monsieur le ministre, je souhaite attirer votre attention sur le document de communication émanant de la Commission européenne et prévoyant une modification de la directive européenne 91/676/CEE, aussi appelée directive « Nitrates », par l'extension des zones vulnérables « nitrates ».
Cette directive se traduit par la création de zones vulnérables, dans lesquelles des pratiques agricoles particulières sont imposées pour éviter les risques de pollution.
La révision annoncée aura des conséquences très importantes dans le département de la Nièvre, dans un contexte économique et social déjà très dégradé, notamment du fait de la baisse des cours du broutard subie par nos éleveurs, de moissons de faible qualité, d'un déficit fourrager et, évidemment, de l'impact de la politique agricole commune pour la période allant de 2014 à 2020.
Ainsi, quatre-vingts nouvelles communes du département, au moins, devraient être concernées, sur des territoires où l'élevage allaitant extensif charolais prédomine.
Il a déjà été possible d'observer, en particulier depuis 2012, date de la précédente vague
d'obligations d'aménagement de bâtiments d'élevage liées à l'application de la directive, que de nombreuses zones nivernaises traditionnellement consacrées à l'élevage allaitant délaissent cette activité.
Les nouvelles contraintes consécutives à un classement en zone vulnérable risquent de renforcer cette dynamique de reconversion vers des activités de grande culture, fragilisant un peu plus la filière de l'élevage allaitant ; mais c'est aussi en complète contradiction avec les dispositions du projet agricole départemental qui vient d'être adopté pour la période de 2014 à 2020 et vise à conforter l'élevage par la création de valeur ajoutée supplémentaire.
L'approche normative de Bruxelles a largement montré ses limites. Je souhaite donc savoir,
monsieur le ministre, s'il est possible que le Gouvernement fasse conduire de nouvelles études scientifiques, afin de mettre la révision de la directive à l'ordre du jour de l'agenda européen, et que, dans l'attente, soit proposé un calendrier, réaliste et soutenable sur plusieurs années, de mise en œuvre des nouvelles contraintes européennes, notamment quant au stockage des effluents d'élevage.
M. le président :  La parole est à M. le ministre.
M. Stéphane Le Foll, ministre. S'agissant de la question de l'élevage, je tiens tout d'abord à
rappeler quel a été l'apport, dans son architecture, dans sa structure, de la réforme de la politique agricole commune. Au travers du couplage des aides à la vache allaitante, de la reconnaissance des prairies permanentes, des évolutions en matière de convergence des aides, tout a été précisément fait – bien sûr dans la limite d'une enveloppe non extensive – pour préserver l'activité d'élevage et éviter un basculement vers les grandes cultures.
Par ailleurs, je rappelle que si la directive « Nitrates » n'a pas été signée par le ministre de
l'agriculture actuel, il revient à ce dernier de garantir la continuité de la parole de la France et de l'État français à l'échelle européenne.
En outre, je répète que le classement en zone vulnérable n'implique pas obligatoirement que toutes les exploitations vont devoir investir et recourir à des constructions en béton pour stocker les effluents d'origine animale. Il faut cesser de prétendre que ce classement en zone vulnérable signifie automatiquement 30 000, 40 000 ou 50 000 euros d'investissement. C'est faux !
Pourquoi ? D'abord, nous allons travailler à une renégociation avec la Commission européenne, sur la base de l'arrêt de la Cour de justice européenne, autour de la question du stockage, en particulier de fumier pailleux en plein champ. Si c'est en plein champ, ce n'est pas dans des bâtiments en béton, et aucun investissement n'est donc nécessaire !
 
Ensuite, nous chercherons à accroître au maximum les surfaces d'épandage, en particulier sur les pentes. Plus ces surfaces sont étendues, et moins le besoin de stockage est important !
Enfin, nous nous orienterons vers le stockage collectif, en particulier en cas de méthanisation, et tout équipement collectif n'est évidemment plus individuel !
Quand des investissements seront nécessaires, nous serons là pour encadrer et pour développer l'auto construction, afin de permettre aux agriculteurs de s'adapter sans être contraints à des investissements trop lourds.
Nous serons là également, dans le cadre du plan de modernisation, pour appliquer la partie qui pourrait concerner la mise aux normes en matière d'élevage.
Il faut donc cesser de considérer que l'application de cette directive va immédiatement se traduire par des investissements auxquels les éleveurs ne pourront pas faire face. Nous allons mettre en œuvre tout un processus, sans compter la durée, que nous allons négocier.
J'ajoute que, sur cette question, nous sommes en train de revoir avec l'Institut national de la
recherche agronomique, l'INRA, et l'Institut de recherche en sciences et technologies pour
l'environnement et l'agriculture, l'IRSTEA, les critères scientifiques sur lesquels se fondent les risques d'eutrophisation, afin de déterminer, par exemple, si un tel risque existe avec une concentration de 18 milligrammes par litre d'azote. Un débat scientifique doit avoir lieu sur cette question.
À l'aide des retours effectués par les préfets et de ce travail scientifique, nous pourrons mesurer
précisément ce qui se passe. Et une fois en possession de l'ensemble de ces dispositions, nous irons négocier au niveau de la Commission. En effet, pour négocier avec la Commission, il nous faut nous appuyer sur des bases scientifiques extrêmement solides.
Voilà la situation, voilà la manière dont nous abordons le sujet. Cependant, je vous le dis
sincèrement, la définition d'une zone vulnérable n'implique pas nécessairement des
investissements de la part des exploitations. D'abord, certaines ont d'ores et déjà largement
dépassé les capacités de stockage qui pourraient être demandées. Ensuite, je vous ai indiqué tous les éléments sur lesquels nous allons justement nous appuyer pour faire en sorte d'éviter, tout en respectant la réglementation européenne, de gros investissements pour l'élevage en France.
M. le président :  La parole est à Mme Anne Emery-Dumas.
Mme Anne Emery-Dumas. Je vous remercie de ces précisions et des perspectives que vous nous offrez, monsieur le ministre.
Je souhaite que nous parvenions à trouver une solution qui permette de maintenir l'élevage,
notamment dans le bassin allaitant. Il s'agit d'éviter ce qui se produit depuis de trop longues
années, à savoir la reconversion des terres vers des activités de culture. Comme vous le savez, monsieur le ministre, l'arrêt de l'élevage sur certaines terres est généralement irréversible. Ce n'est pas ce que nous souhaitons.
 

mercredi 15 octobre 2014

Conseillers prud’hommes : vers de nouvelles modalités de désignation



 Nommée rapporteure sur le projet de loi relatif à la désignation des conseillers prudhommes, j'ai présenté le projet de Loi en séance publique , mardi 14 octobre. Le texte a été adopté par 155 voix pour et 32 contre .

Institués dès 1806, les conseils de prud’hommes ont pour mission de régler les litiges relatifs au monde du travail. Ils sont composés de juges non professionnels, élus par deux collèges : un collège de salariés et un collège d’employeurs. Les élections prud’homales ont lieu tous les cinq ans : il s’agit d’un scrutin de listes établies par section (selon le secteur d’activité) et par collège, pour chaque conseil de prud’hommes.
En 2010, le Conseil d’État constatait dans un rapport une baisse  importante du taux de participation à ces élections, et évoquait l’évolution possible vers une désignation des conseillers prud’hommes "sur la base des résultats électoraux issus de la mesure de la représentativité".
Reconnaissant les "limites" du mode actuel de renouvellement des conseillers prud’hommes, le Gouvernement souhaite mettre en place de nouvelles modalités de désignation des juges prud’homaux. Celles-ci s’appuieraient sur la mesure de l’audience des organisations syndicales des salariés et des employeurs, rénovée par la loi du 20 août 2008.
Dans son article premier, le projet de loi vise à habiliter le Gouvernement à déterminer par ordonnance :
1.       le mode de désignation des conseillers prud'hommes ;
2.       les modalités de répartition des sièges par organisation dans les sections, collèges et conseils ;
3.       les conditions des candidatures et leurs modalités de recueil et de contrôle ;
4.       les modalités d'établissement de la liste de candidats ;
5.       la procédure de nomination des conseillers prud'hommes ;
6.       les modalités de remplacement en cas de vacance ;
7.       la durée du mandat des conseillers prud'hommes ;
8.       le régime des autorisations d'absence des salariés pour leur formation à l'exercice de la fonction prud'homale ;
9.       le cas échéant, les adaptations nécessaires en matière de définition des collèges et sections ;
10.   le régime transitoire applicable.
La prochaine désignation des conseillers prud’hommes devant avoir lieu en 2017, le texte initial du projet de loi prévoyait d’habiliter le Gouvernement à aménager un dispositif transitoire pour la période de 2015 à 2017.
Voici le lien vers la vidéo sur le projet de loi relatif à la désignation des conseillers prud'hommes :

Sénat - communiqués de presse